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Patrimoine

septembre 8, 2007

Je prenais l’autre jour des photos de l’école Ste-Jeanne D’Arc, située sur Chambly au nord d’Hochelaga, parce que mon grand-père et ma mère y ont fait leurs classes. En prenant les photos, je suis tombé sur un détail, plus ou moins visible, bien campé en haut de la porte d’entrée.

On y voit très clairement dans la pierre artificielle; Académie Laurier, 1914.Hum.

Après quelques recherches, qui comprenait entre autres le bulletin de mon grand-père de 1930, j’y ai trouvé un détail amusant; l’école Ste-Jeanne d’Arc porta le nom d’Académie Laurier de 1914 (année de construction) jusqu’en 1932. Les architectes furent les célèbres Louis-Alphonse Venne et Dalbé Viau et cette école fut leur première réalisation en tant qu’associés.

L’école, peu après sa construction.

En 1917, l’école avait une entrée distincte pour les garçons sur Nicolet et les filles sur Chambly. Ma mêre qui a fréquenté durant les années cinquante m’a d’ailleurs confirmé qu’a cette époque, la séparation des sexes était toujours en vigueur. C’est en 1931 que l’école changea de nom pour devenir l’école Ste-Jeanne-D’arc. L’autre école Ste-Jeanne-D’Arc devint l’école de la Dauversière. Et, en 1989, la Ville de Montréal en remit la gestion de l’immeuble entre les mains des loisirs de Notre-Dame del’Assomption qui en fera un centre communautaire.

Avec les années, l’école a certainement connu son lot de changements au point de vue architectural mais fort heureusement, certaines parties ont gardé leur cachet d’antan.

Il faut noter ici le plancher de la classe fait en lattes de bois peinturées, les calorifères en fonte ainsi que le tableau noir. Selon ma mère, mis à part l’éclairage au néon, la classe est en tout point identique à ce qu’elle était dans les années cinquante.

Il en va de même pour les toilettes où l’on peut admirer ici le pancher de céramique avec ses petites pièces hexagonales, les séparations en marbre ainsi que les portes en bois. Voilà certes des matériaux de construction que l’on ne retrouve plus dans les écoles contemporaines. Je tiens d’ailleurs à remercier un des responsables de l’immeuble qui a bien voulu me laisser prendre ces quelques clichés.